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L'UMP pourrait payer pour les emplois fictifs imputés à Chirac
Nicolas Sarkozy aurait promis à Jacques Chirac que l'UMP rembourserait le coût des emplois présumés fictifs de chargés de mission à la Ville de Paris qui sont l'objet du procès de l'ancien chef de l'État, croit savoir le Canard enchaîné. Nicolas Sarkozy aurait pris cet engagement auprès de son prédécesseur lors d'un déjeuner dans le restaurant parisien Tong Yen le 15 juin dernier, écrit l'hebdomadaire satirique. Contacté par Reuters, l'entourage de Nicolas Sarkozy n'a pas fait de commentaires. Le porte-parole de l'UMP Frédéric Lefebvre n'a pu être joint dans l'immédiat.
Un éventuel remboursement de l'UMP permettrait d'obtenir le retrait de la constitution de partie civile de la Ville de Paris, le maire socialiste actuel, Bertrand Delanoë, ayant proposé cet arrangement publiquement en novembre 2009. Le procès Chirac aurait cependant lieu, mais le tribunal statuerait alors sans plaignant ni accusation, car le parquet a requis un non-lieu à la fin de l'instruction et ne demandera donc pas, en principe, de condamnation de Jacques Chirac. Une facture de 5 millions d'euros Sur décision d'une juge d'instruction, l'ancien président de la République doit être jugé, soit en novembre, soit en février prochain au tribunal correctionnel de Paris pour "détournement de fonds publics" avec neuf autres prévenus pour 21 emplois présumés fictifs de chargés de mission à son cabinet de maire de la capitale entre 1992 et 1995. La date finale du procès sera arrêtée en octobre. Elle dépend de l'éventuelle jonction d'une autre affaire similaire où Jacques Chirac est mis en examen à Nanterre. La facture des emplois fictifs présumés retenus dans le renvoi de Jacques Chirac - d'autres étant présumés mais prescrits - est chiffrée à 3,5 millions d'euros dans l'ordonnance de renvoi. La facture globale serait de cinq millions d'euros, selon la municipalité. L'ancien président nie que les emplois aient été fictifs et entend plaider la relaxe à son procès. Les employés en question ne travaillaient pas pour le RPR, prédécesseur de l'UMP, mais auraient bénéficié de rémunérations de pure complaisance. Il n'avait donc jusqu'ici jamais été question d'un remboursement ni par l'UMP, ni par aucun des bénéficiaires des emplois en question, à l'exception notable du syndicat FO, qui a reversé à la Ville les salaires du chauffeur de son dirigeant Marc Blondel qu'elle avait pris en charge. Source : Le Point
Mercredi 28 Juillet 2010 - 09:43
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